Culture

Venez découvrir la richesse de la culture Coréenne. Vous n'en serez pas déçu.

Art

Mettez un peu d'art dans votre vie, ça ne fait jamais de mal à personne.

Langue

Une envie d'apprendre le coréen ? Cette section est faite pour vous !

On a testé pour vous

On teste, on teste puis on vous dit si c'est un top ou un flop.

Tourisme

Besoin d'idée pour vos vacances en Corée ? Ne cherchez plus ! C'est par ici.

dimanche 6 novembre 2016

Haechi


Dans cet article, nous allons voir un peu l'histoire du très célèbre Haechi !


Origines

A ses origines, Haechi s'appelait Xiezhi et arrive tout droit de la mythologie chinoise. Il est décrit dans d'anciens livres comme une chimère avec un corps de chien, une tête de dragon ou de lion, parfois avec des ailes et une corne au milieu du front, vivant au nord-est de la Corée à la frontière de la Mandchourie. Des statues le représentant sont toujours présentes en Chine.


A la bibliothèque de l'université de droit et de sciences politiques en Chine
Crédit : http://www.china.org.cn/


En Corée

Haetae, de son premier nom, arrive en Corée sous la période de Choson / Joseon (1392-1910). Il a l'apparence d'un lion, avec une petite corne et une clochette au niveau du cou. Il devient le symbole de la protection du royaume contre les incendies et les catastrophes naturelles notamment grâce à sa capacité à avaler le feu. En effet, peu importe la taille des flammes, il peut tout avaler et protéger ce qui l'entoure. Il est également dit que Haechi vit et adore jouer dans l'eau, mais aussi que si vous avez sur vous une torche (oui c'est possible hein), un briquet ou des allumettes, il se promènera à vos côtés attiré par le feu. 

La principale statue à son effigie a été construite devant le palais de Gyeongbok (qui à l'époque était entourée de forêt) par le tailleur de pierre Lee Se-Wook afin de protéger le palais de la puissante énergie pyrique de la montagne Gwanaksan. Cela ne l'empêchera pas de brûler deux fois : à la fin du XVIe siècle ainsi qu'au début du XXe siècle. 

A Gyeongbokgoong

A Gwanghwamun

A Doksunggoong




Symbole officiel

En 2008, le maire de Séoul se désole de ne pas avoir de symbole aussi important que la Big Apple de New York, la Tour Eiffel pour la France ou encore le Merlion de Singapour. Après six mois de préparation, la plupart des représentants voulaient choisir le palais de Gyeongbok comme icône représentative de Séoul mais c'est finalement Haechi qui a été choisi en raison de son histoire. 

A partir de ce moment, il remplace l'ancien "symbole" de la Corée, WangBomi ou Hodori qui n'avait pas eu grand succès à l'international.


Mascotte WangBomi
Hodori lors des jeux olympiques de 1988


Le nouveau symbole adopté en 2008
Haechi un peu plus infantilisé



Dérivés

Les dérivés de Haechi sont tellement présents en Corée du Sud qu'on le voit partout : une statue le représentant est visible sur la place de Gwanghwamun, deux magasins de souvenirs où l'on peut acheter n'importe quoi avec la tête de Haechi (un sur la place de Gwanghwamun et un dans le métro à Jongno), un dessin animé de la SBS appelé "Mon ami Haechi" (내친구 해치) dont la chanson de générique est chantée par le groupe SNSD, des logos de lui sur les taxis, et même une représentation de lui construite à partir de bouteilles en plastique...





Haechi à Gwanghwamun

Magasin de souvenirs dans le métro

Haechi en format bouteille plastique

Autres produits dérivés
Et vous? Vous aimez Haechi?
Partagez vos photos de lui avec nous!

Article rédigé par Seolim


jeudi 6 octobre 2016

De tatoué à tatoueur.

WARNING : Le tatouage consiste à injecter de l'encre dans l’épiderme. Cette pratique, aussi belle qu'elle soit, est un geste irréversible que vous garderez toute votre vie sur vous. Ne faites pas ça sur un coup de tête ou pour faire comme les autres car vos amis et/ou idoles en ont. Ça ne fera pas de vous une personne plus cool, ni une personne socialement meilleure. De plus, cela pourrait avoir des conséquences non-négligeables, que ce soit pour votre avenir ou maladies. N'oubliez jamais qu'en France le tatouage est encadré, mais en Corée du Sud il ne l'est pas, donc les règles d’hygiène sont plus ou moins suivies, apportant leur lot de problème. Alors oui, c'est beau, mais réfléchissez un peu avant de vous lancer dans ce qui pourrait être votre regret.


Mr.Krys - NEEDLE PARK TATTOO - France



Pratique ancestrale remontant à la préhistoire, le tatouage fut, dans le passé, vu comme le mal du siècle selon les croyances. D'un simple procédé thérapeutique comme de l’acuponcture à l'appartenance à un gang voir à une classe sociale, il était à cette époque surtout décrit comme un démon sur le corps d'une personne. Les mauvaises personnes arboraient fièrement ces desseins comme une appartenance à leur clan, faisant défaillir les citoyens à leur simple vue, les prisonniers étaient tatoués de codes barres et numéro afin que les gardiens puissent s'y retrouver faisant de l'humain un simple animal, les amérindiens et autres tribus s’encraient pour montrer leur croyance à la fois mystique et spirituelle. Mais cette époque, aussi noire et lugubre fut-elle pour le tatouage, est bien loin aujourd'hui.
En effet, depuis quelques années maintenant, le tatouage est devenu dans beaucoup de pays monnaie courante avec pas moins d'une personne sur quatre de tatouée. Pourtant, cet art reste malgré tout dans certains pays encore un tabou mal vu aux yeux de la société. En Corée du Sud plus précisément, beaucoup de problèmes persistent menant la vie dure aux tatoueurs et tatoués. Néanmoins autorisé dans les grandes lignes, la pratique d'implanter une aiguille dans la peau est toutefois vue comme un exercice illégal de la médecine. Et oui, ce geste aussi simple qu'il soit, seul un médecin reste apte à pratiquer le tatouage. Le tatoueur, n'ayant pour la plupart du temps aucun des diplômes nécessaires pour ça, est considéré comme un hors-la-loi aux yeux de la justice, encourant de ce fait bon nombre de problèmes allant de la simple leçon de moral à la prison. En 2003 par exemple, il y a eu pas moins de 107 tatoueurs coréens arrêtés pour exercice illégal de la médecine, mais pour la plupart la seule sentence fut une amende bien salée et une bonne leçon de moral. Alors oui, pour vivre heureux avec ce métier en Corée, il faut savoir vivre caché et ce pays en est le bon exemple ! Il sera très rare que vous voyez un salon de tatouage à même la rue comme on en trouve dans nos pays, les tatoueurs s'implantant principalement dans des appartements ou en sous-sol, cachés de la vue des habitants et de la police. Ce monde où personne ne sait rien, personne n'entend rien et personne n'a jamais rien vu est l'envers du décor des meilleurs tatoueurs coréens. 
Il faut aussi se rappeler que la culture coréenne et toute leur vie sont basées sur un code très simple : le confucianisme. La morale veut que le corps soit ici un don sacré que leur ancêtre leur a offert et de ce fait le souiller avec des desseins sur la peau est vu comme une trahison envers eux. Pour une personne coréenne, c'est une obligation, que dis-je, un devoir de préserver cette enveloppe dans le meilleur état possible, en prenant soin de son esprit, de ce corps, en le soignant et l'aimant, entrainant de ce fait une forme de réticence au tatouage. De plus, n'oublions pas que la beauté est là-bas l'un des critères les plus importants. On parle même ici de Sinch'e Palbu, c'est-à-dire l’intégrité absolue de l’ensemble corps(sinch’e)-cheveux(pal)-peau(pu). Alors vous le comprendrez très vite, le tatouage dégrade la peau, ce n'est pas beau, ce n'est pas esthétique, et ça fait de vous une personne mauvaise pour la société. Pourtant comme une note positive, même le Sinch'e Palbu change aujourd'hui avec le pays où la chirurgie esthétique est devenue aussi commune qu'aller chercher une baguette de pain, mais ceci est une autre histoire encore.

Quoi qu'il en soit aujourd'hui l'image du tatouage en Corée n'est plus ce qu'il était il y a de ça 3 ans. Progressivement mais doucement aussi, les autorités commencent à être un peu moins regardantes aux petits salons et les tatouages se démocratisent un peu plus du moment où ils restent hors de vue dans le quotidien de nos petits coréens ( d'ailleurs vous seriez étonné de voir le nombre de personnes tatouées sous la chemise ). Les idoles sont aussi de plus en plus encrées montrant une forte occidentalisation du pays, on ne citera pas ici comme exemple G-DRAGON ou encore Jay Park . Dans les prochaines années à venir, le tatouage deviendra comme pour nous, un art à part entière qu'on aime admirer, du moins je l'espère. 

Sauf que voilà ... ce que je ne vous ai pas dis, c'est que dans ce magnifique pays se trouve des tatoueurs de haut-vol faisant sur votre peau des œuvres qu'on n'aurait jamais pensée possible. Entre finesse, oldschool et réalisme, ils n'ont rien à envier aux tatoueurs des autres pays. Regardez plutôt la sélection que je vous ai faite ;)



SULHONG TATTOOER
Anyang South Korea





ZIHAE TATTOO
Hongdae South Korea





ROMO
South Korea





TATTOOER NADI
 Instagram
Seoul South Korea





TARTTOO GRAYDRILL





WOOD FORESTINK
Instagram
Jeonju South Korea

 



GOYO TATTOOART
Instagram
Hongdae South Korea

 



HWADAM TATTOO

 



YM TATTOO HAKU
Instagram
Hongdae South Korea

 



BANUL TATTOO
Instagram
Seoul South korea

 



HORU TATTOO
Instagram
Busan South Korea

 



HORIKUNI
Instagram
Seoul South Korea

 



L.D TATTOOER
Instagram
Seoul South Korea






TATTOO HELL
Instagram
Seoul South Korea - Toronto Canada

 
 




TATTOOIST DOY
Instagram
Seoul South Korea

 
 




HUGO TATTOOER
Instagram
Seoul South Korea  

 
 


Article rédigé par Chu Ageha
Crédit photo : Un Goût de Corée + photo instagram des tatoueurs