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lundi 5 septembre 2016

ESCAPADE AU BEKSEJU VILLAGE


Par un beau matin, en ouvrant notre boîte mail une surprise nous attendait : une invitation à venir découvrir la cuisine du Bekseju Village et son alcool phare, le Bekseju.

Comme chez Un Goût de Corée nous avons l’esprit d’aventure et apprécions les découvertes liées à la culture coréenne, nous avons forcément été conquises.

On l’avoue nous ne connaissions Bekseju Village que de nom et n’avions pas encore passé les portes de ce bistrot. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’on ne regrette pas une seule seconde d’avoir franchi le pas et que nos pieds nous y reconduiront souvent.

Allez, on vous emmène avec nous pour cette dégustation et exploration de la culture gastronomique sud-coréenne.

Un mardi midi, nous avons été accueillis par Laurent Meuret le propriétaire et Alexandre, l’homme en charge de la communication. Un accueil fort chaleureux qui nous a permis d’explorer la culture gastronomique coréenne et bien plus, autour d’un bon repas ainsi que d’un verre de Bekseju.



Le Bekseju Village, qu’est-ce que c’est ?

Notre première étape a été de découvrir le lieu et l’histoire de sa création.
Le cadre du restaurant est sobre, épuré et lumineux avec des décors en toiles peintes à l’encre de chine qui reprennent le logo de l’enseigne et des lampions en papier blanc accrochés au plafond. Un sol en brique accueille un joli mobilier en bois finement verni donnant au lieu un jeu de matières fort réussi. Les couverts en métal doré et les assiettes de présentation en céramique sont typiquement coréens.
Pour répondre à la fois à la culture française et donner un peu de l’atmosphère coréenne, nous trouvons des tables de 4, pour une ambiance plus intimiste, et une grande table  centrale  pouvant comporter jusqu’à 18 couverts pour manger en toute convivialité à la coréenne. C’est dans cet espace élégant, zen et made in Korea que nous avons pu en apprendre plus sur l’origine du Bekseju Village.




En 2006, Laurent Meuret et son épouse coréenne, Jong-Sun, fondent l’entreprise Corea Intertrade, spécialisée dans l’importation des alcools coréens en France devenant ainsi les fournisseurs de nombreux restaurants coréens en France.  Corea Intertrade travaille essentiellement avec une distillerie sud-coréenne appelée Kooksoondang, fondée en 1952. En 1994, son président décide de mixer   nouvelles technologies et anciennes formules et produit ainsi, le Bekseju.  L’entreprise est dans une perspective de remettre au goût du jour les alcools ancestraux ayant disparu avec l’occupation japonaise. Ainsi, en 2002, le premier Bekseju Village ouvre et a pour vocation de présenter ses alcools accompagnés de plats à déguster.
Le Bekseju Village de France importe donc ce concept à Paris. D’ailleurs, l’équipe du restaurant de Paris, serveurs et cuisiniers, est entièrement coréenne et a été formée dans la chaîne des Bekseju Village coréens. Il s’agit d’une sorte d’échange.




Le Bekseju Village, un bistrot ou un restaurant ?

Le Bekseju Village est ce qu’on appelle en Corée une « maison de l’alcool » (술집 – Sulchip). Il s’agit donc plus d’un bistrot de type coréen que d’un restaurant, un peu comme le modèle de nos bars à vins.
Le midi, un menu déjeuner est proposé avec un plat par personne. Le client peut alors choisir un plat et un alcool à déguster avec.
Le soir, nous sommes plus dans l’atmosphère coréenne avec des plats à partager en groupe autour d’un verre. Les coréens n’ont pas la même façon de prendre le repas que nous. En effet, ils disposent une multitude de plats sur la table à partager entre toutes les personnes présentes. Il faut picorer un peu dans chaque petit plat. Le Bekseju Village essaye de retranscrire cela le soir et de nous initier à la manière de faire coréenne. Nous  ne sommes pas dans le plat unique et l’assiette personnelle à la française avec une entrée, un plat, un dessert. Vous l’aurez compris, si vous cherchez un endroit où pouvoir découvrir les saveurs des alcools coréens, c’est la porte du Bekseju Village qu’il faut pousser.




Sur la carte, 3 types d’alcools dominent : le bekseju, le soju et le makgeolli.
Le bekseju, « le vin de cent ans », est bien évidemment l’alcool phare du lieu. C’est en sirotant ce breuvage bien frais dans des petits verres, semblables à ceux pour les shots, que le propriétaire nous a relaté la légende selon laquelle boire du bekseju régulièrement rendrait centenaire. Si vous faites un tour aux toilettes, vous pourrez d’ailleurs découvrir un sympathique dessin avec sa légende reprenant cela sous forme d’une petite histoire. Trois versions du bekseju sont proposées : la traditionnelle, la variante au ginseng rouge et la premium plus forte et en plus grande quantité.
Le soju est l’alcool national coréen, peu cher, il est bu en grande quantité dans le pays du matin frais. Vous pourrez en découvrir 5 versions.
Parlons maintenant un peu du makgeolli, un vin de riz fermenté doux et laiteux, décliné ici en plusieurs saveurs : pamplemousse, ginseng, citron, miel, baies d’omija. Il s’agit de l’alcool le plus ancien en Corée et des bienfaits sur la santé y sont également attribués. Il contient 10 sortes d’acides aminés, est peu fort, apaise la soif, revigore l’organisme et soulage l’estomac. Et oui en Corée, boire a des vertus bénéfiques.
D’autres alcools divers figurent sur la carte du restaurant comme la bière coréenne incontournable, la Hite, souvent mélangée au soju, ou le bokbunja, un vin de framboises noires dont certains de l’équipe d’Un Goût de Corée ne vous diront que du bien.


Un petit verre de bekseju?

Le Bekseju Village se dote donc de tous les arguments pour vous amener à déguster un petit verre en toute convivialité avec vos amis. De plus, vous sera servi en guise d’amuse-bouche des algues frites au goût bien sympathique. 


Qu’il y a t-il dans nos assiettes ?

Vous pourriez croire qu’étant donné le soin porté aux alcools, Bekseju Village se relâche un peu sur la nourriture, plutôt vu comme un simple accompagnement. Et bien non ! Notre équipe vous le dit, courez-y, c’est un vrai délice culinaire. Vous y retrouverez des plats habituels des restaurants coréens en France, bibimbap, japchae, bulgogi présentés avec grand soin et dont on sent la fraîcheur des aliments au premier coup d’œil et des plats plus recherchés comme le ragoût de kimchi, le poulet frit sauce soja sur sa salade (le meilleur que nous ayons mangé jusqu’ici), la gelée de pousse de mungo au bœuf et aux légumes, le poulet braisé, les grillades de porc à la sauce de piment rouge, non servies comme un barbecue ou dans des plats en terre chauds mais dans une assiette où le visuel a été travaillé. En bref, Bekseju Village est une de ses adresses qui change et nous apporte comme un petit goût de nouveauté dans le royaume des restaurants coréens parisiens.
Nous avons personnellement dégusté le bibimbap, le bulgogi,le poulet frit sauce soja, le poulet braisé et les grillades de porc pimentées compris dans une formule déjeuner. La formule vous offre en plus un bol de riz blanc et trois petits plats d’accompagnement (반찬-banchan) qui varient selon les jours. Nous ne sommes pas ici face aux accompagnements produits en grandes quantités de certains restaurants coréens. C’est raffiné et frais. Pour nous ce fut kimchi fait maison,  un morceau de poitrine de porc cuit au bekseju et un peu de sauté de tofu avec des légumes de saisons. Un régal qui donne envie de revenir savourer cela en plat principal le soir.



Bibimbap

Bulgogi

Poulet frit sauce soja

Poulet braisé

Grillades de porc à la sauce au piment rouge

Les accompagnements

Si vous vous rendez dans ce lieu pour le dîner, la carte change quelque peu. Plus de formules comme le midi, seul le ragoût de kimchi, le bibimbap, le japchae ainsi que le bulgogi se retrouvent en plat unique avec du riz. Sinon le reste ce sont des plats à partager et le choix est plutôt large.

Le petit plus du Bekseju Village est de permettre de manger des desserts coréens peu communs dans les restaurants coréens parisiens  comme le granité de fruits ou de la glace au thé vert, au gingembre, au sésame noir ou aux haricots rouges.

Coté prix, le Bekseju Village se tient avec ses collègues parisiens. Des formules déjeuner entre 13 et 15 euros, alcool et dessert non compris et le soir un peu plus cher mais cela reste raisonnable.

La conclusion d’Un Goût de Corée

Si vous êtes désireux de passer un bon moment entre amis ou en couple dans une ambiance de voyage en Corée du Sud sans sortir de Paris, nous vous recommandons vivement Bekseju Village. Nous avons été touchés par l’accueil, l’atmosphère, le design et surtout ravis de pouvoir déguster un peu autrement la nourriture coréenne sur Paris. Ici, on sent bien que la culture coréenne est mise en avant et respectée. Nous ne sommes pas dans les restaurants à rendement du quartier Saint-Anne, c’est frais et recherché.
Nous y sommes retourné déjà plusieurs fois faire découvrir ce lieu à nos amis et tous ont été conquis. Bekseju Village est définitivement dans notre top liste des restaurants coréens de Paris.
Surtout n’hésitez pas à prendre le poulet frit sauce soja et les grillades de porc sauce piment rouge, nous on en raffole.



L’adresse à retenir

Bekseju Village
53 Boulevard Saint-Marcel
75013 Paris
http://www.beksejuvillagefrance.com/


Nous vous laissons sur une tasse de thé !

Pour un savoir plus sur les alcools sud-coréens voir notre article : http://www.ungoutdecoree.com/2013/08/les-alcools-coreens.html
Pour une découverte du bekseju et sa légende : http://www.vivrecentenaire.com/
Vous pouvez également retrouver nos recette du kimchi et du bulgogi ici : http://www.ungoutdecoree.com/2014/05/on-teste-pour-vous-le-kimchi.html
http://www.ungoutdecoree.com/2013/12/on-teste-pour-vous-le-bulgogi.html


Article rédigé par Vi
Photos prises par Chu Ageha

dimanche 22 mai 2016

La Soirée de merde #3 - Spécial France-Corée



     C'était un mercredi, plus précisément, le mercredi 11 mai 2016. Ce n'était pas une de ces journées qui nous fait frétiller de bonheur, surtout au vu du temps gris et pluvieux, et pourtant ... Pourtant, dans l'air flottait un air d'aventure, comme une envie de braver les nuages pour trouver un soleil caché sous Paris, un désir social de faire la fête mais pas comme on en voit dans les films, le genre de soirée "What the fuck ?!" qui nous donne juste envie de profiter et de se vider la tête. Alors avec la Môme, on est parties à la recherche de ce soleil sous la pluie. On a pris le train, on a pris le métro, on a marché, on a vu République et on a été au bout du monde, on s'est aussi perdu quelque part, puis là, on l'a vu. Notre soleil était là, enfermé derrière ce grand portail en fer noir, dans une de ces petites cours parisiennes au charme industriel qui ne paye pas de mine. On n'en avait pas encore conscience à ce moment, mais ce n'était pas le soleil qu'on aurait, mais Antarès.

    Avant même d'entrer dans l'antre, nous décidâmes de nous poser un peu dehors et de regarder autour de nous le monde qui s'y trouvait. Il était 19h40 et déjà un groupe de gens, attendant sûrement d'autres amis, rigolait de la soirée qui allait se dérouler. Il y avait des tenues jolies, d'autres plus simples, des robes colorées, et beaucoup de coréen aussi. Vous me diriez, n'est-ce pas normal ? Après quelques minutes à se demander si on devait franchir le pas, la Môme et moi-même entrâmes dans un autre monde, un univers que l'on n'aurait  jamais soupçonné. En bas des escaliers éclairés par une fine lumière rouge donnant le ton sur un lieu hors du temps, se trouvait le paradoxe de notre monde. Dans cette salle qu'on appelle le Gibus, allait se tenir une soirée qu'on n'oublierait jamais.

 

    Suivant un long couloir tout drapé de noir, nous tombâmes directement sur le bar. Un bar qu'on pourrait dire haut en couleur, un comptoir plaisant avec toutes ces bouteilles joliment rangées en fond et délicatement éclairé qui vous donnerait une folle envie d’enivrement. C'est après ce premier aperçu, que face à nous, plusieurs salles se présentèrent. Comme une évidence, nous et notre curiosité n'eurent d'effet que l'aventure de la découverte.
    En premier lieu, et dans toute logique humaine, il y avait la salle où se trouvait la scène, très simple, mais parfaite pour des petits groupes comme il y eu ce soir-là. Les instruments s'y trouvaient déjà, prêt à commencer, il ne manquait plus que les personnes formant les groupes pour y faire chauffer le clavier et la batterie. En fond de salle, se trouvait même quelques canapés, étonnamment confortable je dois dire. 
Puis l'on a continué notre aventure, et surtout par une envie pressante,  nous découvrîmes les toilettes. Pourquoi je vous parle des toilettes ? C'est simple, oubliez les toilettes hommes-femmes, où vous rentrez juste faire votre affaire et repartez aussi sec tout en vous lavant les mains avant. Non, ici c'est les toilettes 2.0., des toilettes mixtes et SURTOUT, des toilettes karaoké à l’hélium. Qui n'a jamais rêvé d'aller uriner en chantant du Claude François et se prenant de la neige synthétique dans la figure ? Et bien là c'est possible ! Il faut quand même le dire, c'est original à souhait.

 

    La phase du choc passé pour ce dernier, nous sommes parties dans ce qu'on appelle le fumoir. Une sorte de salle un peu lugubre à cause de sa lumière sombre et tamisée, avec un grand miroir digne des plus grands films d'horreur. On s’attendrait presque à y voir surgir la dame blanche prête à vous tuer sans retenue et avec une douceur incroyable. Et là, juste à nos pieds, nous trouvâmes un petit chien en plastique avec en message "Vous pouvez me taper, mais ne vous acharnez pas ", Honnêtement, il ne fallait pas nous le dire deux fois pour qu'on le test. On vous le promets, si vous en avez après quelqu'un, cette activité vous ira à ravir.
Nous errâmes un peu dans les différentes pièces et c'est à ce moment-là, que devant nous apparu la plus belle pièce au monde. Notre petit cœur d'enfant n'a fait qu'un bon dans notre poitrine, c'était le summum de la fatalité. Je mets au défi n'importe qui de garder son cœur d'adulte face à ça ! Un terrain de volley s'y trouvait, certes, mais il y avait le Saint Graal ! Une piscine à balles. On vous le redis pour que vous soyez sûr : IL Y AVAIT UNE PISCINE A BALLES !! Alors ni une, ni deux, la Môme et moi, on a sauté dedans, on a plongé et on s'est posé avant que le concert commence. Ce fut le bonheur total.


    C'est au final après une demie heure de fainéantise que le premier concert a commencé. On doit dire que l'ambiance était plutôt bon enfant, à la fois drôle, chaleureuse et inoubliable. Même si au début une certaine timidité s'y est fait sentir, plus le temps a passé, plus l'amusement fut de mise. Les spectateurs étaient hauts en couleurs, avec aussi bien un homme en costard cravate, qu'une fille en rollers dans son short moulant rose. Aucuns préjugé, juste une unité qui fait du bien à l'âme par ces temps qui court. Les groupes étaient tous d'un univers différent, Coréen ou Français. Tellement à l'opposé les uns et des autres que tout le monde y trouvait son compte. Cette soirée était le paradoxe d'une vie qui se trouvait juste au dessus de nous au même moment.


    En fait, si je devais décrire cette soirée avec une image très simple, ce serait comme le célèbre dessin animé "Adventure Time" avec une histoire dans chaque pièce et des personnages aussi différents les uns que les autres. Et bien sûr pour la touche coréenne, Miss Rainicorn copine de Jake qui a pour langue celle du beau pays qu'est la Corée. ( PS : c'est hors sujet mais je me lance des fleurs car j'ai réussi à placé Adventure Time dans un article ! J'ai réussi mon challenge personnel )

    Ce fut une soirée qu'on aimerait vivre plus souvent. Je remercie sincèrement les organisateurs de la soirée de Merde pour leur invitation et de nous avoir fait vivre une soirée comme ça.

    Maintenant, place à la musique et découvrez avec nous les groupes coréens qui ont joué ce soir-là.


- YAMAGATA TWEAKSTER -

 

“Figure importante de l'underground coréen, Yamagata Tweakster est un performer légendaire et fantasque. Adepte des costumes colorés et des chorégraphies suggestives, il enchaîne les prestations dans la rue et les concerts sur scène avec la même générosité et le même sens du show. Armé d'un laptop, d'un micro et de sa folie, Yamagata vous fera danser.”

Avis : Un vrai grain de folie et une musique entraînante. Il aime faire la fête et on a envie de le suivre dans sa folie pour s'amuser avec lui.




- KIRARA -


“Véritable hyperactif de la production, Kirara remplit son Soundcloud de morceaux plus surprenants les uns que les autres. Entre house et techno, Kirara développe une identité multiple à base de sampling et de bonnes idées de production. Efficacité et originalité sont les qualificatifs les plus adaptés à ce prometteur DJ de Séoul.”

Avis : Si je devais qualifier sa musique, ce serait une sorte d'électro gaming qui donne envie de danser tout au long de la nuit.

 


- LOOK AND LISTEN -

 

Look and Listen joue du pop punk comme il se doit : simple, direct, et plein d’énergie." Présentation courte mais juste, de la part de ce trio avec son line-up aux deux tiers féminins. Quelques embardées surf music complètent un tableau déjà bien frais et ensoleillé. Après leur premier album Ready to go en 2012, le groupe a sorti en 2014 un album de reprises de grands tubes du punk rock, se réappropriant entre autres les Ramones, Buzzcocks et Undertones.”

Avis : De loin l'un de mes groupes préférés. Il faut se voir au bord de la plage, en train de s'amuser, ça vous donne envie de trémousser votre body et de laisser votre folie vous transporter.





- JUCK JUCK GRUNZIE -


“Entre rythmes irréguliers, ambiances sonores chaotiques et immédiateté rock, la musique de 적적해서 그런지 (JuckJuck GRUNZIE) est sombre et mystérieuse, une virée psychédélique dans un club hanté. Atypique dans le paysage musical de Séoul, le groupe jouit d'un succès grandissant depuis un an, s'illustrant en Europe, notamment au festival de Glastonbury, à Londres, et à Berlin.”

Avis : Un groupe, comment peut-on dire, de paradoxale dans leur musique. Très surprenant, à la fois calme et pourtant psyché et rock. 






Alors, quel groupe vous a plu ?


Article rédigé par Chu Ageha avec l'aide de la Môme
Copyright pour la définition des groupes à Nuit Sonore

vendredi 6 mai 2016

A la découverte du webtoon


            
             Dans l’empire culturel sud-coréen à côté des films de la K-Pop ou des dramas, un autre produit participe grandement aujourd’hui à la « hallyu »: le webtoon (웹툰).
Le webtoon, association de website et de cartoon, est une forme de bande dessinée  se lisant gratuitement en ligne via ordinateurs, tablettes et smartphones en « scrollant », c’est-à-dire en faisant tourner la roulette de sa souris vers le bas ou bien glisser son pouce vers le bas de l’écran pour les modèles tactiles (pas de clic de page comme dans nos versions de webcomics occidentaux).
Il n’est pas étonnant que ce soit dans le pays le plus connecté au monde, où tout le monde est avec son smartphone entre les mains dans le métro, que le webtoon ait trouvé naissance.

Le webtoon, la nouvelle vague des manwha

            Le moins que l’on puisse dire est que la Corée du Sud a parfaitement géré la transition digitale à la fin des années 1990 et au tournant des années 2000. Face à la chute des ventes des bandes dessinées format papier, la Corée du Sud va miser sur sa nouvelle culture de l’Internet, percevoir rapidement qu’elle va changer les modes de vie et avoir un grand impact sur l’industrie du divertissement.
En 2003, Daum (équivalent sud-coréen de Google ou Yahoo par chez nous) lance le premier portail pour les webtoons, suivi en 2004 par son concurrent Naver.
La première génération de weebtoonists était surtout constituée d’amateurs qui cherchaient à illustrer leur site personnel.
La seconde génération, qui a donné une structure narrative aux webtoons, a  décollé avec l’arrivée des plateformes de Daum et Naver. C’est là que les cartoonists vétérans ont commencé à s’intéresser à cette nouvelle forme digitale et à rejoindre les jeunes webtoonists, qui ont petit à petit amélioré leur style. Nous trouvons aujourd’hui aussi bien des pages amateures et professionnels sur les portails. 
Les plateformes comme Naver et Daum dépendent de l’influence des internautes et de la publicité. De ce fait, les auteurs sont généralement rémunérés en fonction du nombre de vues et de la popularité de leurs webtoons.
Avec le temps, les webtoonists tirent de plus en plus partie des caractéristiques audiovisuelles de leur produit. Certains webtoons intègrent ainsi de la musique en arrière-plan ou des effets de flash motion, voir 3D.
Il est estimé aujourd’hui qu’un tiers des coréens lit des webtoons régulièrement. Ils seraient 6,2 millions à en lire chaque jour sur les plateformes. L’offre est foisonnante et de divers genres (romance, horreur, thriller, vie quotidienne en entreprise…). Preuve de leur succès de nombreux webtoons sont adaptés en dramas ou films. Nous en citerons quelques-uns : Orange Marmalade, Secretly Greatly, Mary Stayed out all night, Flowers boys next door ou encore Misaeng.
  
Drama et webtoon Orange Marmalade @hot.detik.com

Secretly Greatly, le film et le webtoon @koreanculture.org

           En 2014, le webtoon est devenu un produit mondialisé grâce à des traductions en anglais, chinois, thai et indonésien sur Naver.
Il y a encore peu de webtoon disponibles et traduits légalement en français mais Un Goût de Corée a choisi de vous présenter le site Delitoon, fortement désireux de faire connaître le webtoon sud-coréen au public francophone, à travers un petit entretien avec son fondateur Didier BORG :

- Bonjour et tout d’abord merci d’avoir pris contact avec nous et bien voulu vous prêter au jeu des questions. Dites-nous en plus sur Delitoon, quand est née la plateforme et avec quelles volontés ?


 Nous sommes arrivés fin janvier 2016 dans la version actuelle, mais une première version de delitoon, plus expérimentale a existé de 2011 à 2015… Nos volontés ? Avant toute chose apporter le meilleur de ce qui se fait en matière de webtoons auprès d’un public francophone, et bien entendu de ce fait, faire découvrir ce qu’est le webtoon ! Quand on sait qu’un coréen (du sud) sur deux en lit quotidiennement, on ne peut pas rester insensible à ce phénomène…



 -   Qu’est-ce qui vous a plu dans l’univers du webtoon sud-coréen ?



Tout d’abord un vent de modernité ! Le webtoon s’affranchit des codes, obligations, et contraintes de la bande dessinée papier, on peut faire des récits longs, courts, imaginer des cases infinies… puis la richesse artistique des auteurs coréens qui déploient des talents jusque-là trop peu connus en dehors de Corée ou d’Asie. Ce qui m’a frappé la première fois que j’ai découvert le webtoon, c’est aussi la dimension presque audiovisuelle… des séries… à lire sur écrans… de véritables « programmes » avec lesquels on prend rendez-vous le jour de publication ! Et pour finir, la mobilité, on peut ENFIN lire sur son smartphone, où on le veut, quand on le veut. Mais la liste pourrait être plus longue tant je suis convaincu par la force du webtoon.



  - Quel est l’impact de votre site dans un pays comme la France où la BD traditionnelle papier est encore largement dominante ?



Il est encore trop tôt pour parler d’impact, mais nous voyons déjà des écarts positifs avec la bande dessinée papier, nos lecteurs qui sont aussi nos utilisateurs puisque nous sommes dans le service… sont plus jeunes, ils ressemblent fort à cette génération qui a découvert le manga voilà 25 ou 30 ans ! Nous ne sommes pas sur le même créneau que l’amateur de bande dessinée qui aime aller rencontrer son libraire, repartir avec une belle dédicace… Nous répondons à ce sentiment d’urgence de l’époque : « j’ai envie de lire, j’ai une minute devant moi, je dégaine mon smartphone et hop ! ». C’est un autre temps que celui de la lecture sur canapé… et j’assume pleinement la dimension jetable du webtoon, si certains récits méritent  de devenir des livres, nous le saurons et nous aiderons à cela.



- Cela va t-il au delà des fans de la Corée ?



Les fans de la Corée sont des précurseurs, ce sont eux qui sont aux avant poste ! Dans quelques mois ou quelques années tout le monde parlera de webtoon comme on parle de manière évidente de manga japonais… Nos lecteurs ne sont pas non plus que des amateurs de K-Pop dont le rêve est de visiter Séoul (et ils ont raison). Il y a parmi eux de vrais amateurs de séries et particulièrement de séries TV ou de jeu vidéo, mais au final cet ensemble est assez cohérent, on se rapproche de ce que l’on pourrait appeler les Geeks mais dans une version « soft ».



-   Comment se passe l’achat des droits avec la Corée du Sud ?



Comme partout ailleurs… les droits sont proches de ce qui se passe en France, on les achète pour une exploitation précise et nous rémunérons les ayant-droits en fonction des ventes, rien de bien nouveau…



-   Pouvez-vous nous en dire plus sur la production des webtoons en Corée du sud ?



 De ce côté-là les méthodes sont variées, certains auteurs travaillent seuls, d’autres (le plus souvent) en studio. Ce qui change le plus c’est le niveau de pression vécu par les auteurs qui publient en « live » sur les plateformes de webtoons. Chaque récit est lu, commenté par des milliers de lecteurs qui s’enflamment sur les réseaux sociaux, critiquent et influencent de fait les auteurs. Il y a un petit côté « StarAc’ » qui les fait souffrir, ce que je comprends parfaitement. 



D’un autre côté, il y a des modèles de production qui se rapprochent des logiques audiovisuelles, avec des producteurs, des agents… c’est un modèle cohérent avec le support et le format. Certains auteurs ont même ouvert des « webtoons café » qui reçoivent du public et permettent de payer un atelier situé à l’étage, je trouve ça très intéressant, les auteurs maîtrisent leur modèle économique et leurs décisions de rencontrer le public en créant des événements… chez eux !



-   Enfin, quels webtoons conseillerez-vous à nos lecteurs ?


GIANT ! Wow… je suis bluffé par la puissance de ce titre qui est à la croisée du comics US et du cinéma d’anticipation… mais aussi ALIVE qui traite de manière très innovante le sujet des zombies avec de l’amour et du sexe… Il y a aussi des titres plus doux comme Azure Spring qui est le premier webtoon coréen que nous avons co-produit et dont je suis très fier !


Avec ça on a une bonne entrée en matière pour comprendre le webtoon, et nous préparons l’arrivée de nouveaux titres pour bientôt, plus « féminins » pour compléter et équilibrer notre programmation.



Je ne dis (presque) rien des titres adultes… mais n’en pense pas moins :) il y a là aussi une véritable révolution, un polar avec du sexe… mais c’est d’abord un polar, c’est une expérience que je trouve très innovante ! Allez… je vous conseille quand même « Le diable est en moi », un titre formidablement intelligent qui traite de l’addiction… au sexe, la méthode d’analyse est toutefois assez baroque ! Bonne lecture…


Merci à Delitoon et Didier BORG pour cette interview qui nous a permis dans apprendre plus sur l’univers du webtoon. Nous espérons que cela vous donnera envie d’aller lire ces nouvelles BD d’une grande richesse audiovisuelle.


Rédigé par Virginie.

mardi 15 mars 2016

Les 11 commandements en Corée du Sud


Bonjour à tous! 

Chez un Goût de Corée, on est sympa et on aime vous aidez alors voici quelques petits conseils si vous voulez survivre en Corée du Sud! Bon en vérité c'est une blague, mais cela vous aidera quand même à comprendre la culture et quelques petites choses bizarres voir insolites!

Attention ! Certains commandements sont tirés de ma propre expérience en Corée du Sud, je ne dis en aucun cas que vous le vivrez forcément en y allant ;)


Premier commandement :

Dans la rue, tu mangeras !






La Corée du Sud est LE temple de la nourriture par excellence. Lorsque vous vous promènerez dans la rue, vous serez choqués par le nombre de stands et boutiques d'alimentationSur les photos ci-dessus, vous pourrez voir deux desserts : 과자 (Gwadja) et 호떡 (Hotteok). D'ailleurs, voici la fiche recette de ce dernier juste ici.

De plus, il y en a pour tous les goûts! Vous trouverez d'autres mets comme les traditionnels et incontournables 떡볶이 (teogbokki) - pâte de riz épicée, des 만두 (mandou) - cela ressemble à des raviolis en 10 fois meilleur, des 계란빵 (gyelanbbang) - sorte de pain avec un œuf dessus, des 붕어빵 (bungeobbang) - pain avec de la pâte de haricot rouge à l'intérieur, etc.

En gros, vous prendrez 5 kilos en seulement 2 semaines ;)


Deuxième commandement :

Les montagnes, tu graviras !






Comme vous pouvez le voir sur cette photo, le paysage coréen est magnifique. Entre nature et tradition, les montagnes ont dans ce panorama une dominance qui la rend unique. Il faut savoir que les coréens, grands sportifs dans l'âme, sont vraiment fans de la marche en montagne... non... fan n'est pas le bon mot... ils en sont dingues!!! A un point tel que si vous allez avec eux, vous verrez qu'ils ne rigolent pas du tout sur la préparation de ce sport. 

En effet, ils emmènent en général avec eux un sac à dos, mais attention, pas un sac à dos avec seulement quelques bouteilles d'eau et des petites choses à manger. Non, non, non. Un sac à dos avec un petit réchaud, une petite bouteille de gaz, une casserole, et quelques paquets de 라면 (lamyeon). Et vous connaissez les fameuses Ajumma (아줌마)? Ces vieilles dames, dont nous parlerons un peu plus tard, raffolent également de la marche en montagne.

Je me souviens d'une petite anecdote racontée par mon ancienne professeur de coréen. Elle était partie avec sa famille faire une marche d'environ 8 heures en montagne, et le lendemain matin, la plante de ses pieds n'était plus qu'une ampoule.... géante. Elle nous a appris par la même occasion la méthode pour soigner une ampoule en Corée du Sud : il suffit de prendre un fil et une aiguille et de simplement passer le fil dans l'ampoule pour absorber le liquide.



Troisième commandement :

Dans six poubelles, le tri tu feras !


Crédit : Wordpress


La Corée du Sud étant un pays se suffisant à elle-même, le tri sélectif est quelque chose de très important dans leur vie quotidienne. 

Voici les six poubelles (les couleurs ne sont pas fixes comme en France) :
  • Le violet : 비닐류 (binillyou) pour les sachets en plastique, dont les emballages de 라면 (lamyeon).
  • Le jaune : PET병 플라스틱 (PET byeong peullaseutik) pour les bouteilles en plastique comme son nom l'indique.
  • Bleu gris : 캔류 (kaenlyou) pour les canettes et boîtes de conserve.
  • Bleu : 일반쓰레기 (ilbansseulégi) pour les déchets.
  • Orange : 유리병 (youlibyeong) pour les bouteilles ou autre en verre.
  • Vert : 종이팩 (djongipaeg) pour les boîtes en carton.
S'ajoute à cela un autre petit sachet en plastique spécial pour la nourriture à jeter. Voilà le travail!

Pour la petite anecdote, si vous voulez vraiment voir à quel point les coréens trient leurs déchets, allez juste au McDonald's. En effet, le carton va dans une poubelle, le liquide dans une autre et la nourriture restante encore dans une autre.



Quatrième commandement :

Comme une casserole, tu chanteras !





Comme vous le savez sûrement déjà, la Corée du Sud est un pays où le karaoké est très important culturellement parlant. C'est même, n'ayons pas peur des mots, la chose incontournable là-bas, un peu comme notre belle Tour Eiffel. On appelle ces endroits des 노래방 (nolaebang) et les salles sont toutes aussi différentes les unes que les autres suivant les 노래방 où vous irez : des petites, des grandes, des colorées, des VIP, des improbables, certaines avec des thèmes et j'en passe. 
En général, si vous restez 2 heures ou plus, ou encore si vous êtes un habitué, et que le patron vous a à la bonne, vous aurez des minutes supplémentaires gratuites, ce qui est plutôt chouette. Ces pièces sont le plus souvent très confortables et vous passerez des moments inoubliables avec vos amis. Celui que vous voyez en photo est situé à Hongdae et s'appelle Luxury Su Norebang. Ah! Et pour avoir passez une grande partie de mon temps là-bas, je peux vous dire que vous avez en général des glaces gratuites ! ;)




Cinquième commandement :

En sécurité, tu te sentiras !



Le plus de la Corée du Sud ? Sa sécurité ! 
En effet, si vous prenez le temps de regarder en l'air, vous pourrez appercevoir des caméras CCTV veillant à votre confort de jour comme de nuit. Personnellement, en France, quand je rentrais après 10 heures du soir, je longeais les murs de peur de me faire agresser. Par contre, en Corée, lorsque vous rentrez tard, les seules personnes que vous croiserez sont le plus souvent des garçons curieux de connaitre votre nationalité ou pour crâner avec leurs photos du service militaire. De quoi en être rassuré tout en vous amusant.
Si vous le voulez, vous pouvez même accéder à quelques caméras en ligne afin d'observer les différentes villes en Corée : ici une place à Ulsan, ici un quartier de Séoul et vous pouvez même observer les gens faire leur lessive ou travailler.


Sixième commandement :


Dans la rue, tu cracheras !


Crédit : hankookilbo.com


Le truc le plus insupportable en Corée du Sud ? Les personnes qui crachent ! 
Que ce soit les jeunes ou les vieux, vous entendrez souvent ce raclement de gorge qu'on a tous en horreur ainsi que le crachat qui vous retourne l'estomac. Dans ce pays, c'est tellement commun et normal, que vous trouverez des panneaux dans la rue ou sur les magasins interdisant de cracher.




Septième commandement :


Un drama dans la gueule, tu te prendras !


Avez-vous déjà été en Corée du Sud ? Avez-vous déjà vu un homme porter un sac à main féminin ? Ne vous inquiétez pas ! C'est normal ! Leur virilité n'est pas en mal (quoique....).
Les couples coréens sont assez particuliers, c'est même le jour et la nuit par rapport à nous. Alors que le couple français s'habille comme il peut, le couple coréen porte les mêmes vêtements, parfois même les mêmes sous-vêtements. Vous trouverez même des marques coréennes faites pour les couples. Alors que le couple français se fiche pas mal de ses anniversaires, le couple coréen lui a des étapes à passer tous les 100 jours et plus encore. Mais alors que le couple français est empli de fierté et d'égo, le couple coréen fait la chose la plus étrange : l'homme porte le sac à main de sa petite amie. En effet, les coréennes sont des petites choses très fragiles et sans force donc leurs hommes, beaux et magnifiquement forts, doivent veiller à accomplir leur devoir avec le plus grand soin. Sinon, gare à eux ! L'amour... ce sentiment n'a aucune limite. Pour illustrer la chose :




 Huitième commandement :


De la nourriture française, tu ne mangeras point !




Vous avez envie de manger français à Séoul car votre pays vous manque ? Vous pouvez ! Ce n'est pas vraiment interdit, juste pas tous les jours... Explications : La nourriture française à Séoul est considérée comme un luxe. Exemple : une boite de 12 portions de La Vache qui rit est au prix d'environ 1,66 euros en France alors qu'il sera au bas prix à 4 euros en Corée du Sud. Je me souviens avoir croisé des français se plaignant de ne pas pouvoir manger un steak frites ou même de ne pas pouvoir acheter un fromage au vu des prix exorbitant. 

Si d'ailleurs vous vous trouvez là-bas en ce moment même, je vous conseille un très bon restaurant de galettes bretonnes situé à Sinchon : La Celtique. Assez abordable et très très bon avec un petit verre de cidre qui ne se refuse pas !



Neuvième commandement :


Les boîtes de nuit, tu découvriras !



Crédit : thehungrypartier.com


Si comme moi vous n'êtes pas très fan des soirées en boite, c'est un passage quasi obligé en Corée du Sud, surtout lorsque vous faites un échange universitaire. Les boites coréennes n'ont rien à voir avec les boites françaises croyez-moi! Déjà, tout le monde danse positionné vers le DJ, en rang, ce qui est assez étonnant et déroutant la première fois. En plus de ça, ils connaissent les chorégraphies par cœur, donc vous vous retrouverez entre personnes très synchro. Pour ceux qui auraient peur de n'entendre que de la Kpop, ne vous inquiétez pas! Ils passent aussi des musiques internationales. Mais ce n'est pas cela qui m'a le plus interpellé. C'est le comportement des coréens. 
Explications : lorsque vous vous promenez dans la rue et que vous observez la population sud-coréenne, vous remarquez probablement à quel point ils sont calmes, discrets et très polis. Vous ne verrez jamais, ou très rarement, un couple s'embrasser, se prendre dans les bras. Au mieux ils se tiendront la main. Mais en boite.... Leur comportement change aussi sûrement que le jour et la nuit. Vous pourrez donc voir des couples se "peloter" contre les murs (j'utilise des guillemets pour rester dans le politiquement correct), s'embrasser et tout ce qui suit.
Bref, en gros, allez-y! C'est une expérience à ne pas rater très amusante et très instructive sur le mode de vie des jeunes (ou moins jeunes) coréens.




Dixième commandement :


Les ajummas, tu fuiras !


Crédit : keytokorean.tumblr.com

Je vous ai déjà mentionné précédemment ce que sont les ajummas, maintenant parlons d'elles en détail!
Vous voyez les petites mamies françaises? Oubliez tout ce que vous savez sur elles! Les ajummas sont totalement différentes! Je dirais même plus, on pourrait les voir comme des petits diables.
Si on devait les décrire en quelques mots, ce serait probablement énergiques, rapides comme l'éclair, et un peu agressives. En effet, elles n'ont rien à voir avec les petites dames que vous rencontrez tous les jours dans la rue. Vous voyez le jour, les ajummas en sont la nuit! L'exemple le plus flagrant qui me vient à l'esprit est le métro. Vous attendez patiemment votre tour pour entrer (eh oui, les coréens sont plus civilisés que nous à ce niveau, mais c'est encore une autre histoire ;) ), et là, vous vous sentez pousser sur le côté par une petite dame ayant quatre fois votre âge, courant pour avoir une place assise et bousculant tout le monde au passage. Après trois ou quatre expériences de ce genre, c'était moi qui les refoulait si elles avaient le malheur de me refaire ce genre de chose.


Onzième commandement :


Au paradis des cosmétiques, tu iras !





Vous aimez les cosmétiques? Eh bien allez donc en Corée du Sud, vous serez servis! 
Avant d'y aller, je n'étais pas particulièrement fana de toutes ces choses à se mettre sur le visage mais tout a changé le jour où j'y ai mis les pieds. Il n'est pas rare de rencontrer des coréennes avec au minimum 10 produits de beauté qui font exactement la même chose, que nous français prenons pour quelque chose de complètement fou. Mais le jour où comme moi vous mettrez les pieds pour la première fois à Myongdong, vous comprendrez cette folie. De la fameuse Etude House, qui en deviendra votre marque préférée, à HolikaHolika qui vous fera tourner la tête, vous n'en ressortirez jamais vivante. Les plus des cosmétiques coréens? Vous avez au moins 3 ans d'avance sur tout ce qui arrive à Sephora, les prix sont très abordables et les odeurs donnent très très envie... de tout manger!!! Les magasins vous offrent généralement des petits cadeaux seulement en y entrant. Le seul bémol qui me dérange? Les vendeuses vous suivent partout à la trace et vous posent dix milles questions alors que vous voulez seulement regarder.



J'espère que cet article vous a plu et que vous avez passé un bon moment ;)
N'hésitez pas à partager votre expérience avec nous via les commentaires!



Seolim avec la collaboration d'Hizu et de Virginie