vendredi 9 août 2013

Le Pansori, l'art coréen du récit chanté

Crédit : Steve46814/Wikipédia



Le Pansori est un l'art coréen du récit chanté. Il est effectué par un vocaliste, le myeongchang, et d'un joueur de tambour, le gosu. Cette tradition populaire, caractérisée par son chant expressif, son discours stylisé, son répertoire et ses gestes mimétiques, englobe la culture populaire ainsi que celle de l'élite.

Lors des représentations qui peuvent durer jusqu'à huit heures, un chanteur ou une chanteuse accompagné par un seul tambour, improvise avec des textes qui combinent un dialecte coréen rural et des expressions littéraires érudites. Le vocaliste chante, parle et mime les décors debout, un éventail à la main, alors que le joueur de tambour reste assis. Ce dernier rythme le récit par son instrument mais aussi avec des encouragements, les chuimsae (추임새), qu'il partage avec le public. Différents thèmes sont explorés par les vocalistes, tels que la famille royale, le deuil et l'amour.

Parmi les douze Pansori les plus anciens, seul cinq subsistent encore: Le HeungbugaSimcheonggaChunhyanggaJeokbyeokga et le Sugungga.




Crédit : London Korean Links

Le terme Pansori dérive du mot « pan », qui signifie « un lieu où les gens se réunissent, une place publique », et du mot « sori », le chant. Il apparaît la première fois vers le XVIIème siècle au sud-ouest de la Corée comme une nouvelle expression des chants narratifs des chamans. Il est resté une tradition orale parmi les gens ordinaires jusqu'à la fin du XIXème siècle, époque durant laquelle le Pansori a acquis un style littéraire plus sophistiqué et gagna en popularité auprès de l'élite urbaine. Les cadres, les personnages et les situations qui composent la scène plongent leurs racines dans la Corée de la dynastie Joseon (1392-1910).

Cependant à partir des années 60 le Pansori a commencé à disparaître. En réponse, le gouvernement coréen a tenté de promouvoir et protéger cet art traditionnel en encourageant les artistes à interagir avec le public de la nouvelle génération. Le 7 novembre 2003, l'UNESCO a inscrit le Pansori au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.


De nos jours il existe toujours des écoles qui enseignent l'art du Pansori. Les chanteurs doivent suivre une formation longue et douloureuse dans le but de maîtriser les différents timbres vocaux et mémoriser les complexes répertoires.

Il existe également un film qui a pour thème l'histoire d'une famille de chanteurs de Pansori, « La chanteuse de Pansori » (Seopyeonje). Il a été réalisé par Im Kwon-taek en 1993.




Sources : Wise geek, Wikipédia

Article rédigé par Neelle

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire