dimanche 22 mai 2016

La Soirée de merde #3 - Spécial France-Corée



     C'était un mercredi, plus précisément, le mercredi 11 mai 2016. Ce n'était pas une de ces journées qui nous fait frétiller de bonheur, surtout au vu du temps gris et pluvieux, et pourtant ... Pourtant, dans l'air flottait un air d'aventure, comme une envie de braver les nuages pour trouver un soleil caché sous Paris, un désir social de faire la fête mais pas comme on en voit dans les films, le genre de soirée "What the fuck ?!" qui nous donne juste envie de profiter et de se vider la tête. Alors avec la Môme, on est parties à la recherche de ce soleil sous la pluie. On a pris le train, on a pris le métro, on a marché, on a vu République et on a été au bout du monde, on s'est aussi perdu quelque part, puis là, on l'a vu. Notre soleil était là, enfermé derrière ce grand portail en fer noir, dans une de ces petites cours parisiennes au charme industriel qui ne paye pas de mine. On n'en avait pas encore conscience à ce moment, mais ce n'était pas le soleil qu'on aurait, mais Antarès.

    Avant même d'entrer dans l'antre, nous décidâmes de nous poser un peu dehors et de regarder autour de nous le monde qui s'y trouvait. Il était 19h40 et déjà un groupe de gens, attendant sûrement d'autres amis, rigolait de la soirée qui allait se dérouler. Il y avait des tenues jolies, d'autres plus simples, des robes colorées, et beaucoup de coréen aussi. Vous me diriez, n'est-ce pas normal ? Après quelques minutes à se demander si on devait franchir le pas, la Môme et moi-même entrâmes dans un autre monde, un univers que l'on n'aurait  jamais soupçonné. En bas des escaliers éclairés par une fine lumière rouge donnant le ton sur un lieu hors du temps, se trouvait le paradoxe de notre monde. Dans cette salle qu'on appelle le Gibus, allait se tenir une soirée qu'on n'oublierait jamais.

 

    Suivant un long couloir tout drapé de noir, nous tombâmes directement sur le bar. Un bar qu'on pourrait dire haut en couleur, un comptoir plaisant avec toutes ces bouteilles joliment rangées en fond et délicatement éclairé qui vous donnerait une folle envie d’enivrement. C'est après ce premier aperçu, que face à nous, plusieurs salles se présentèrent. Comme une évidence, nous et notre curiosité n'eurent d'effet que l'aventure de la découverte.
    En premier lieu, et dans toute logique humaine, il y avait la salle où se trouvait la scène, très simple, mais parfaite pour des petits groupes comme il y eu ce soir-là. Les instruments s'y trouvaient déjà, prêt à commencer, il ne manquait plus que les personnes formant les groupes pour y faire chauffer le clavier et la batterie. En fond de salle, se trouvait même quelques canapés, étonnamment confortable je dois dire. 
Puis l'on a continué notre aventure, et surtout par une envie pressante,  nous découvrîmes les toilettes. Pourquoi je vous parle des toilettes ? C'est simple, oubliez les toilettes hommes-femmes, où vous rentrez juste faire votre affaire et repartez aussi sec tout en vous lavant les mains avant. Non, ici c'est les toilettes 2.0., des toilettes mixtes et SURTOUT, des toilettes karaoké à l’hélium. Qui n'a jamais rêvé d'aller uriner en chantant du Claude François et se prenant de la neige synthétique dans la figure ? Et bien là c'est possible ! Il faut quand même le dire, c'est original à souhait.

 

    La phase du choc passé pour ce dernier, nous sommes parties dans ce qu'on appelle le fumoir. Une sorte de salle un peu lugubre à cause de sa lumière sombre et tamisée, avec un grand miroir digne des plus grands films d'horreur. On s’attendrait presque à y voir surgir la dame blanche prête à vous tuer sans retenue et avec une douceur incroyable. Et là, juste à nos pieds, nous trouvâmes un petit chien en plastique avec en message "Vous pouvez me taper, mais ne vous acharnez pas ", Honnêtement, il ne fallait pas nous le dire deux fois pour qu'on le test. On vous le promets, si vous en avez après quelqu'un, cette activité vous ira à ravir.
Nous errâmes un peu dans les différentes pièces et c'est à ce moment-là, que devant nous apparu la plus belle pièce au monde. Notre petit cœur d'enfant n'a fait qu'un bon dans notre poitrine, c'était le summum de la fatalité. Je mets au défi n'importe qui de garder son cœur d'adulte face à ça ! Un terrain de volley s'y trouvait, certes, mais il y avait le Saint Graal ! Une piscine à balles. On vous le redis pour que vous soyez sûr : IL Y AVAIT UNE PISCINE A BALLES !! Alors ni une, ni deux, la Môme et moi, on a sauté dedans, on a plongé et on s'est posé avant que le concert commence. Ce fut le bonheur total.


    C'est au final après une demie heure de fainéantise que le premier concert a commencé. On doit dire que l'ambiance était plutôt bon enfant, à la fois drôle, chaleureuse et inoubliable. Même si au début une certaine timidité s'y est fait sentir, plus le temps a passé, plus l'amusement fut de mise. Les spectateurs étaient hauts en couleurs, avec aussi bien un homme en costard cravate, qu'une fille en rollers dans son short moulant rose. Aucuns préjugé, juste une unité qui fait du bien à l'âme par ces temps qui court. Les groupes étaient tous d'un univers différent, Coréen ou Français. Tellement à l'opposé les uns et des autres que tout le monde y trouvait son compte. Cette soirée était le paradoxe d'une vie qui se trouvait juste au dessus de nous au même moment.


    En fait, si je devais décrire cette soirée avec une image très simple, ce serait comme le célèbre dessin animé "Adventure Time" avec une histoire dans chaque pièce et des personnages aussi différents les uns que les autres. Et bien sûr pour la touche coréenne, Miss Rainicorn copine de Jake qui a pour langue celle du beau pays qu'est la Corée. ( PS : c'est hors sujet mais je me lance des fleurs car j'ai réussi à placé Adventure Time dans un article ! J'ai réussi mon challenge personnel )

    Ce fut une soirée qu'on aimerait vivre plus souvent. Je remercie sincèrement les organisateurs de la soirée de Merde pour leur invitation et de nous avoir fait vivre une soirée comme ça.

    Maintenant, place à la musique et découvrez avec nous les groupes coréens qui ont joué ce soir-là.


- YAMAGATA TWEAKSTER -

 

“Figure importante de l'underground coréen, Yamagata Tweakster est un performer légendaire et fantasque. Adepte des costumes colorés et des chorégraphies suggestives, il enchaîne les prestations dans la rue et les concerts sur scène avec la même générosité et le même sens du show. Armé d'un laptop, d'un micro et de sa folie, Yamagata vous fera danser.”

Avis : Un vrai grain de folie et une musique entraînante. Il aime faire la fête et on a envie de le suivre dans sa folie pour s'amuser avec lui.




- KIRARA -


“Véritable hyperactif de la production, Kirara remplit son Soundcloud de morceaux plus surprenants les uns que les autres. Entre house et techno, Kirara développe une identité multiple à base de sampling et de bonnes idées de production. Efficacité et originalité sont les qualificatifs les plus adaptés à ce prometteur DJ de Séoul.”

Avis : Si je devais qualifier sa musique, ce serait une sorte d'électro gaming qui donne envie de danser tout au long de la nuit.

 


- LOOK AND LISTEN -

 

Look and Listen joue du pop punk comme il se doit : simple, direct, et plein d’énergie." Présentation courte mais juste, de la part de ce trio avec son line-up aux deux tiers féminins. Quelques embardées surf music complètent un tableau déjà bien frais et ensoleillé. Après leur premier album Ready to go en 2012, le groupe a sorti en 2014 un album de reprises de grands tubes du punk rock, se réappropriant entre autres les Ramones, Buzzcocks et Undertones.”

Avis : De loin l'un de mes groupes préférés. Il faut se voir au bord de la plage, en train de s'amuser, ça vous donne envie de trémousser votre body et de laisser votre folie vous transporter.





- JUCK JUCK GRUNZIE -


“Entre rythmes irréguliers, ambiances sonores chaotiques et immédiateté rock, la musique de 적적해서 그런지 (JuckJuck GRUNZIE) est sombre et mystérieuse, une virée psychédélique dans un club hanté. Atypique dans le paysage musical de Séoul, le groupe jouit d'un succès grandissant depuis un an, s'illustrant en Europe, notamment au festival de Glastonbury, à Londres, et à Berlin.”

Avis : Un groupe, comment peut-on dire, de paradoxale dans leur musique. Très surprenant, à la fois calme et pourtant psyché et rock. 






Alors, quel groupe vous a plu ?


Article rédigé par Chu Ageha avec l'aide de la Môme
Copyright pour la définition des groupes à Nuit Sonore

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